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Alcoolisme, drogue et prostitution à l’université Mouloud-Mammeri

18 mai 2016 | 20:13
Saïd Tissegouine

Les maux dont souffre l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, qui ne datent pas d’aujourd’hui, sont multiples.

L’absence d’infrastructures pédagogiques adéquates et de conditions minimales d’hébergement pour bon nombre d’étudiants, un enseignement de piètre qualité pour un nombre considérable de matières, l’insécurité dans l’enceinte même de l’université, sans oublier les pratiques indécentes qui y sont enregistrées, dont la prostitution, la commercialisation de drogues psychédéliques et d’alcool – la liste est encore longue – caractérisent aujourd’hui cette institution qui était pourtant il n’y a pas si longtemps le symbole de la science et du savoir.

Certains étudiants ont même transformé des chambres universitaires en boutiques commerciales.
Il y va du salon de coiffure jusqu’au magasin de tissus, en passant par l’alimentation générale.

Brahim Merred a d’ailleurs dit, au cours de cette session, que bien des étudiants ont réussi à construire des villas grâce à ce petit commerce. Le climat à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a atteint un seuil de déliquescence tel qu’il est devenu honteux d’en parler devant les personnes qu’on respecte. C’est justement dans la perspective de mettre un terme à cette situation qu’une session extraordinaire de l’APW a été consacrée hier à la question.

Les élus, toutes couleurs politiques confondues, ont tenu à dénoncer ce qui se pratique aujourd’hui à l’université et ne fait aucunement honneur d’abord à la communauté scientifique et intellectuelle et ensuite aux gestionnaires, à commencer par ceux de l’institution.

Le wali a déclaré qu’il ne reste plus qu’à passer aux différentes actions correctives et correctionnelles. « Si nous commencons à faire, dès maintenant, des réparations d’urgence, par ordre de mérite, nous pourrions assurer une prochaine rentrée universitaire dans des conditions acceptables », a certifié Brahim Merred.

Il a exigé enfin des parties concernées le respect des délais impartis concernant la finalisation des travaux inscrits au profit de l’université Mouloud-Mammeri, à savoir la livraison de 7 000 places pédagogiques et de 5 500 lits. Ce délai, à respecter « impérativement », est de trois ans.

S’agissant des travaux de réhabilitation devant toucher certaines infrastructures, le directeur des équipements publics (DEP) de la wilaya, nouveau à ce poste, a assuré que, logiquement, ils seraient entamés dès le mois prochain (juin), la durée des travaux ne devant pas dépasser trois mois. Par ailleurs, cette session extraordinaire a été grandement marquée par l’intervention du recteur de l’université Mouloud-Mammeri, le Pr Arezki Derridj. 

L’intervenant a axé son intervention sur deux volets. Il a d’abord apporté une précision sur son profil professionnel, comme une réponse à ses détracteurs ; ensuite, il a évoqué la récupération des étudiants frappés par une sanction d’exclusion. « Dans le souci d’un principe à considérer comme une initiative de réconciliation, a-t-il dit, je suis favorable à la réintégration, dans l’espace universitaire, des étudiants ayant été frappés par une sanction d’exclusion « .

Cette « réintégration » n’a toutefois pas suscité l’adhésion générale, notamment sur le plan décisionnel.
Qui est donc habilité à décider de la réintégration des étudiants dans les amphithéâtres et sous quelles conditions cela doit-il se faire ? La réponse n’a pas été donnée. Le Pr Arezki Derridj a considéré que cela est possible sans l’autorité de l’APW alors que celle-ci juge qu’elle doit être impérativement impliquée dans ce projet.

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