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Al Hoceima : La répression policière s’étend aux femmes

5 juin 2017 | 22:20
H. A.

La répression policière sauvage qui s’abat sur les manifestants ne touche pas uniquement les hommes à Al Hoceima mais également les femmes. Une manifestation exclusivement féminine a été organisée samedi dernier dans la ville d’Al Hoceima dans le cadre du Hirak que connaît la région depuis novembre dernier.

Les autorités ont réprimé ce rassemblement en empêchant d’autres personnes de se joindre aux femmes, tout en encerclant les centaines de manifestantes au parc public du quartier Sidi Abed, rapporte Reuters.

Les forces de l’ordre ont également éloigné Nawal Ben Aissa et la mère de Nasser Zafzafi de la manifestation, poursuit la même source. Une femme s’est évanouie lorsque la police a étouffé la protestation. Depuis l’arrestation de Nasser Zafzafi, les manifestations à Al Hoceima et sa région sont devenues quotidiennes.

Le déploiement des forces de l’ordre a été accentué puisque lors du rassemblement de samedi, une force importante de policiers a été mise en place autour du quartier Sidi Abed. Selon les organisateurs, relayés par Reuters, la police a empêché de plus en plus les personnes à se joindre aux manifestations en leur bloquant l’accès.

« Nous allons dormir dans la peur, et nous nous réveillons dans la peur », déclare Fatima Alghloubzari, une habitante d’Al Hoceima qui a tenté de se joindre à la manifestation. « Nous n’avons jamais imaginé que notre ville deviendrait comme ça ».

Le leader du mouvement Nasser Zafzafi, le leader du mouvement Hirak, a subi des violences physiques et morales lors de son arrestation selon Me Abdessadek El Bouchtaoui, membre du collectif de défense des détenus du mouvement contestataire du Rif au Maroc.

Zafzafi a été arrêté le 29 mai dernier à Al-Hoceïma et a été transféré à Casablanca : « J’ai constaté une trace de coups à l’œil gauche, des blessures au niveau de la tête après avoir été violenté avec un gourdin. En guise d’humiliation, ils lui ont mis des chaussettes pourries sous le nez et à la bouche », affirme l’avocat. Nasser Zafzafi sera déféré au parquet aujourd’hui. La contestation ne faiblit pas au dixième jour.

Des habitants d’Al-Hoceïma, ville du nord du Maroc, sont de nouveau descendus dans la rue pour réclamer la libération du leader de la contestation locale. Vendredi dernier, des affrontements ont opposé manifestants et policiers dans une localité de la province d’Al-Hoceïma.. Ces violences ont éclaté en début d’après-midi à l’issue de la prière à Imzouren, une petite ville à une quinzaine de kilomètres au sud-est de la ville d’Al-Hoceïma.

Plusieurs centaines de jeunes étaient la cible des troupes antiémeutes qui ont fait usage d’un canon à eau, lancé des pierres et chargé à intervalles réguliers, protégées derrière leur bouclier, pour disperser les manifestants et démanteler les quelques barricades de fortune, a indiqué à l’AFP un journaliste marocain présent sur place. Les violences ont duré jusqu’en fin d’après-midi, selon cette source. Le soir même, une marche a eu lieu dans les rues de ce gros bourg pour protester contre la répression policière.

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