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Aïssa : « Les intégristes n’ont jamais appris des savants de l’Islam »

13 mai 2016 | 21:13
N. Bensalem

Le ministre a avertit que « l’Algérie ne servira jamais de base de confrontation idéologique ».

Intervenant lors de l’ouverture d’un séminaire sur le référent religieux national et lors de la clôture du colloque international organisé par l’association écotouristique de la protection du patrimoine culturel et cultuel « les Aïguades » sur « la vie et l’œuvre de Sidi Abou Madyane Chouayb El-Ichbil », au campus universitaire de Targa Ouzemour, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a appelé les Algériens à « renouer avec les repères religieux propres à notre société, ceci par la réhabilitation de ses savants ».

Il dira : « Nos ancêtres se sont fortement liés à leur religion pour sauvegarder un islam tolérant », soulignant que « la pratique juste de l’islam en Algérie a suscité la jalousie des autres ». M. Aïssa se réfère aux savants amazighs et dira encore : « L’Islam c’est les faits et non les paroles » et fera remarquer par la suite que « le premier savant qui a expliqué le Livre sacré (le Coran) est un Amazigh ».

Et de citer d’autres érudits, dont Mohamed Alhaithi Al warthilani, qui ont travaillé pour la sauvegarde de l’Islam de nos ancêtres. Il fera observer que « les intégristes n’ont jamais fréquenté les savants et que l’islam ne se trouve ni dans les cybercafés ni encore moins sur les CD ».

Et d’assener : « l’Islam est dans les zaouïas, notamment en Kabylie ». Il avertit que « l’Algérie ne servira jamais de base de confrontation idéologique ».

M. Aïssa a plaidé par la suite pour « la réhabilitation de l’islam traditionnel, l’islam de nos ancêtres, tel qu’il est pratiqué dans la région de Kabylie ».

Un islam « moderne et tolérant », loin « des clivages stériles » et de « la violence qui a été préjudiciable à notre société ». Par ailleurs, le ministre a déclaré que « l’Etat va former cette année 1 500 imams et muezzins pour faire face au déficit en la matière ».

Et d’ajouter : « Nous avons eu l’accord du président de la République ». Il a rappelé qu’ »auparavant l’Etat formait 500 imams par an seulement ».

« Ces derniers seront formés dans les 13 instituts que compte le pays dans le système LMD et aussi dans les centres islamiques, en coordination avec les walis. Il a d’expliqué que « le déficit qu’enregistre le pays en imams est dû au nombre important de mosquées cons-truites ».

Lors de sa visite dans la ville des Hammadites, Mohamed Aïssa a récompensé 10 lauréats du concours de récitation du Coran organisé récemment. Il a inspecté les travaux de rénovation de la mosquée Sidi El-Mouhoub qui a été touchée par le séisme de 2003 et l’incendie de 2013.

Les travaux de restauration de cette mosquée coûteront au total 30 millions de dinars. Son inauguration est prévue avant le Ramadhan, selon les prévisions fournies au ministre par l’entreprise en charge des travaux. M. Aïssa a procédé à la pose de la 1re pierre pour la construction d’une mosquée à Bir Slem dans la ville de Béjaïa et une autre à Aokas.

Il a aussi inauguré trois mosquées à Béjaïa, notamment celles de l’imam Malek de Sidi-Ali Labher où a eu la première prière du vendredi, et deux autres à Amizour, M’cisna dans la daïra de Seddouk. Il a aussi inauguré le centre islamique Mouloud-Kacem-Naït Belkacem de Béjaïa.

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