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Afin de la pousser à prendre ses distances de Moscou

Afrine, la carte américaine contre la Turquie

2 mai 2018 | 08:15
Syrie K.M


Le monde se heurte aujourd’hui à un grand nombre de menaces globales, suscitées par une situation tendue dans les affaires internationales, en témoigne l’escalade de la tension suscitée par l’affaire de l’ancien espion russe Serguei Skripal suivie par l’agression menée par les Etats-Unis, la France et la Grande le 13 avril dernier contre la Syrie et le deploiement US dans les localités Nord principalement à Afrine.
Les medias et les experts évoquent de plus en plus l’éventuel scenario d’une guerre mondiale qui impliquerait l’utilisation de l’armement nucléaire. Cette éventualité s’est amplifiée par l’intention ouvertement affichée de Washington de maintenir ses soldats à Ifrine et dans localités syrienne sous prétexte de combattre l’organisation terroriste de l’Etat Islamique (EI). 


C’est ainsi que de nombreux observateurs de la scène politique internationale notamment au Moyen-Orient considèrent que dans les conditions actuelles les leaders occidentaux à leurs tetes les américaines devraient s’abstenir de recourir à des actions provocatrices qui exacerberaient la tension.
Malheureusement, la Maison Blanche n’est pas de cet avis.
Les Etats-Unis accusent régulièrement la Chine, la Russie, l’Iran, la Corée du Sud voire les migrants mexicains d’être des sources d’hostilité et de menaces à la sécurité. Or, depuis l’accession à la Maison Blanche de Donald Trump Washington a mis la Péninsule Coréenne en danger d’un conflit nucléaire, a exacerbé le conflit palestino-israélien en déclarant Al-Qods occupée comme capitale d’Israël, a sapé a plusieurs reprises les efforts de la communauté internationale visant le règlement de la situation en Syrie tout comme il attise actuellement la tension avec l’Iran en voulant faire capoter l’accord sur le nucléaire iranien conclu avec l’occident à sa tête l’administration de Barack Obama.

Empêcher le règlement du conflit syrien 
Face à une posture aussi agressive, les observateurs s’interrogent si l’administration américaine actuelle fait preuve d’une incompétence qui risque de conduire le monde vers une dérive grave.
Pour beaucoup, les ingrédients d’une conflagration généralisée sont palpables compte tenu du fait que Washington a opté pour politique de provocation permanente donnant l’impression que son principale objectif est d’empêcher le règlement des conflits dans le monde par des moyens pacifiques. C’est ainsi que l’actuelle administration américaine s’illustre plus particulièrement une incompétence couronné par des actions irréfléchies. Ce qui suscite chez ces observateurs une inquiétude permanent quant à l’absence de toute considération du danger de la part du plus puissant Etat dans le monde.


Cette inquiétude s’est manifestée avec acuité en raison de la politique américaine en Syrie, marqué le 13 avril dernier par les bombardements menées contre ce pays par le trio Washington-Londres-Paris suite à la prétendue utilisation de l’arme chimique par l’armée syrienne contre les rebelles dans la ville de Douma.
Washington affiche clairement ses intentions s’agissant du Moyen-Orient en voulant imposer sa propre politique pour réaliser ses ambitions géostratégiques au détriment des autres acteurs dans la région comme la Russie, l’Iran ou l’Irak, la Syrie voire son propre allié israélien.

Tordre le bras turc
Dans ce jeu d’intérêt, Washington est entrain de nuire également à la Turquie son autre allié au sein de l’Otan en intervenant directement dans le Nord-Ouest de la Syrie en faveur des rebelles kurdes ennemis d’Ankara. Il est évident qu’en déployant des « forces de sécurité des frontières » entre la Syrie et la Turquie, les Etats Unis affichent leurs intentions de mettre un pied dans les zones kurdes en Syrie exacerbant au demeurant la tension entre les Turcs et les Kurdes. 



Soldats US au milieu des combattants kurdes (voir video aussi)


Les Etats Unis avaient décidé en 2017 d’apporter un appui logistique et technique aux rebelles kurdes des « forces démocratiques syriennes » (FDS) une armée qui compte quelque 30 000 combattants, essentiellement affectés aux Unités de protection du peuple kurde (YPG). Profitant du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 et qui a fait plus de 350 000 morts, les FDS ont instauré une autonomie de facto sur les territoires sous leur contrôle dans le nord du pays.


Et c’est la ville d’Afrine dans le Nord de la Syrie,qui est devenue l’épicentre de la stratégie de pression exercée par Washington contre Ankara. Ainsi des combats acharnés opposent depuis des semaines entre les forces turques et rebelles kurdes faisant de nombreuses victimes parmi les civils. A travers son soutien aux FDS, Washington voudrait contraindre la Turquie, en tant que membre de l’Otan, a cessé toute coopération avec la Russie dans les règlements des conflits et surtout la pousser à ne pas s’engager dans aucune transaction d’achat d’armes russes. Selon des médias turcs, le Secrétaire d’Etat américain R.Tillerson avait fait part à son homologue turc et au Président Erdogan les remontrances de Washington au sujet du rapprochement turco-russe. Les autorités turques d’Ankara ne l’ont pas entendu de cette oreille et ont refusé de se plier au désidérata de la Maison Blanche.
Bien au contraire, la Russie, l’Iran et la Turquie ont convenu d’engager une série de pourparlers de haut niveau afin de regeler le conflit syrien par les voies diplomatiques. Il n’est pas exclu que les américaines engagent des actions qui contrarieraient tout effort de règlement de la crise en Syrie.



Le général Mattis partisan d’une presence US permanente en Syrie

D’ailleurs, le secrétaire d’Etat américain à la Défense Jim Mattis a annoncé la semaine dernière le maintien des forces américaines déployées en Syrie sous prétexte de « maintenir la pression sur toute tentative de réapparition de Daech ». En outre, il a fait savoir aux membres du Congrès que l’armée américaine va renforcer sa présence et redoubler ses efforts dans la vallée de l’Euphrate, ce qui donne à penser que la tension va s’aggraver dans la région avec la bénédiction de tout l’establishment américain.Les propos du Général Mattis sont aux antipodes de ceux du président Donald Trump qui claironnait que les troupes américaines déployées en Syrie, devraient se retirer. Pis encore, le chef du Pentagone a confié par ailleurs que des soldats des forces spéciales françaises ont été envoyés en renfort en Syrie en début avril pour soutenir les opérations "antiterroristes" américaines dans le pays.
Il apparait évident qu’à Afrine Washington joue une partition qui a pour but d’obliger Ankara à couper court avec Moscou.
Sa carte ? Utiliser les forces kurdes, ennemis jurés de la Turquie, comme tremplin à cette stratégie de chantage.
Seule parade pour Ankara est de contribuer avec Moscou et Téhéran au règlement de la crise syrienne et parvenir, par ricochet, à couper les jarrets de Washington et leurs suppôts kurdes.

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