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Affaire du bourreau de la cité Vauban:Le procès en appel le 4 novembre

15 octobre 2018 | 22:32
Redouane Hannachi


Condamné à la réclusion à vie par le président du tribunal criminel d’Alger de première instance, Abdeslam Rachid, en avril dernier, le procès en appel du bourreau et sanguinaire de la cité Vauban d’Hussein Dey Chaouki Abdeslam Khemissa, aura lieu lors de la prochaine session criminelle qui débutera le 4 novembre prochain.


Entouré de deux policiers, l’inculpé qui avait été transféré de la prison d’El Harrach, avait tenté de faire croire au président du tribunal criminel tout au long des débats qu’il avait décidé de mettre fin aux jours de la victime après s’être assuré que cette dernière avait l’intention d’attenter à son honneur tout en précisant devant l’assistance qu’ils dormaient côte à côte dans le même lit.


Sans remords et sans regrets, le bourreau a expliqué l’art et la manière avec laquelle la victime avait été achevée : « … Je l’ai enveloppé dans un drap puis je l’ai coupé en petits morceaux avant d’incinérer son corps ! ».


Et d’ajouter : « J’ai par la suite emmené mon fils à l’hôpital, qui devait passer un scanner. Le rendez-vous m’avait été pris par la victime elle-même ! » Insisté non seulement sur le renvoi de son jugement mais sur la présence de son avocat Bouchachi Mustapha pour plaider sa cause.


Par ailleurs, Chaoui Abderzak, avocat de l’incriminé a sollicité un autre délai au président en charge du dossier


Le locataire de l’établissement pénitentiaire d’El Harrach avait avoué, rappelons-le, trois jours après son interpellation et son arrestation par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, soit le 14 avril 2014, tous les faits qui lui ont été reprochés.


Il avait tout d’abord reconnu avoir mis fin aux jours d’un ancien élément de la police judiciaire de la sûreté d’Alger, dont le corps avait été retrouvé décapité, incinéré et abandonné dans l’enceinte même du cimetière d’El-Kobaihia de Rouiba.


Il avait également reconnu, au cours de son interrogatoire, être à l’origine de deux autres crimes abominables, perpétrés cette fois-ci


en plein cœur du quartier populaire de Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt).


Il gérait, de manière illégale et anarchique, un parking situé à l’ancien siège de la société Coca Cola.


Le mis en cause répondant aux initiales de Kh. Ch., la trentaine à peine entamée, marié et père de deux enfants, étudiant à la faculté des sciences juridiques et administratives de Ben Aknoun et sans antécédents judiciaires, n’a pu tenir face au professionnalisme des éléments de la police judiciaire de la sûreté d’Hussein Dey.


Les investigateurs ont en effet réussi, grâce à une enquête minutieuse de quelques jours seulement basée sur des informations parvenues à leur service, à identifier l’auteur présumé.


Ce dernier a donc fini par reconnaître tous les faits qui lui avaient été reprochés lors de l’enquête préliminaire concernant l’assassinat du policer, le frère du chanteur Sid-Ali Dziri.


Il avait reconnu avoir asséné plusieurs coups de couteau à sa victime avant de décider de se débarrasser définitivement du corps en le coupant en petits morceaux avant de le brûler, car la victime lui faisait du chantage, exigeant de lui des sommes faramineuses contre son silence sur les deux autres crimes commis. Selon des renseignements concordants, le mis en cause avait d’abord avoué aux enquêteurs avoir assassiné sa propre progéniture, qu’il a eu de manière illégale avec une jeune fille qui souffrait de troubles psychiatriques.


A propos de cet acte ignoble, l’auteur présumé, qui a été déféré devant le procureur de la République du tribunal d’Alger – celui-ci a demandé au juge d’instruction l’ouverture d’une enquête judiciaire – avait dévoilé aux enquêteurs l’endroit où il avait enterré le nouveau-né. « Je l’ai étranglé puis enterré dans l’enceinte de l’ancien siège de la société Coca Cola… », a-t-il dit. Il a par ailleurs reconnu avoir assassiné et enterré, au même endroit, un voisin porté disparu depuis plus de deux mois, suite à un litige financier qui les opposait. La victime travaillait avec lui et lui était même très proche.


Il convient de signaler que le procureur général avait requis au cours de son réquisitoire la peine capitale, estimant que toutes les


 


pièces légales et matérielles relatives à l’accusation existent, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle, et avait clamé haut et fort : « L’incriminé ne mérite ni clémence ni indulgence de votre honorable tribunal, il doit être sévèrement condamné ».

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