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Affaire des migrants arabes refoulés par l’Algérie : Fausse polémique, vrais enjeux

5 janvier 2019 | 19:56
Algérie Syrie M’hamed Khodja


La question qui se pose légitimement à l’occasion de l’épisode dit des « réfugiés arabes » refoulés par l’Algérie, et dénoncé par le HCR, est simple : à qui profite cette stratégie de déstabilisation médiatique, voire de diabolisation de l’Algérie, lancée par cette organisation onusienne et relayée par l’AFP ? Quelle corrélation existe entre « l’extinction du théâtre de conflit syro-irakien » et la probabilité de transfert de milliers de terroristes vers le théâtre sahélo-maghrébin ? La réponse est élémentaire : le recyclage de centaines sinon de milliers de combattants terroristes aguerris dans des contrées assez lointaines pour épargner à l’Europe le risque d’une recrudescence terroriste ; le tout est de commencer avec des combattants d’origines arabes avant de faire basculer la stratégie vers des combattants multinationaux.


Pour l’Algérie, cette affaire de migrants refoulés n’en est pas une. Terre d’accueil avec des traditions d’hospitalité nées de la solidarité révolutionnaire et du passé douloureux de la guerre de libération nationale, l’Algérie a, dès les premières années de son indépendance, ouvert ses bras et sa demeure aux peuples combattants pour leur liberté, Africains, Arabes et même différents mouvements de minorités activistes en Europe (Basques, Bretons, Corses, etc.) et aux Etats-Unis (Black-Panthers).


Les péripéties du conflit sahraoui à partir de 1975 ont jeté une bonne partie de la population du Sahara occidental vers l’Algérie. Les chiffres du HCR pour l’année 2017 sont éloquents : ils sont près de 173 000 réfugiés sahraouis à vivre dans les différents camps dans la wilaya de Tindouf. Idem pour les Palestiniens. Après l’invasion israélienne du Liban en 1982, des milliers de Palestiniens ont été hébergés par l’Algérie, à Tébessa, El-Bayadh en plus des grands centres urbains du pays. Ces réfugiés palestiniens jouissent de tous les avantages dont peuvent disposer les Algériens : logement, éducation, profession, etc.


C’est dire qu’accuser actuellement l’Algérie de faire la chasse aux réfugiés arabes après l’épisode des réfugiés africains, est un non-sens, sinon une stratégie planifiée de diabolisation à dessein. C’est justement en filigrane la réponse du directeur chargé de la Migration au ministère de l’Intérieur, Hassan Kacimi.


Les vérités d’Alger


Selon le communiqué de cette instance, le bureau du HCR à Alger a rompu un accord tacite portant sur la nécessité du caractère discret de la gestion de cette question non consensuelle entre les deux parties. C’est ce que suggèrent les propos de M. Kacimi. « Il est important de relever que nous n’avons jamais eu l’intention, avec cette institution, de porter les débats sur la voie publique et cela pour préserver le crédit et le prestige du HCR bureau Alger, malgré plusieurs irrégularités enregistrées dans la gestion de ce dossier par ce bureau », est-il précisé.


Cette instance onusienne a-t-elle voulu s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Algérie à travers cette question de migrants arabes ? Tout porte à le croire. A priori, le HCR se comportait en Algérie comme s’il était dans une zone de non-droit ou d’un Etat en faillite en procédant, seuls, malgré les objections d’Alger, à


l’enregistrement de ces migrants. Les griefs du ministère de l’Intérieur sont clairs : « Malgré tous ces rappels, le bureau HCR Alger continue de gérer ce dossier seul et d’enregistrer, de manière irrégulière, des demande de reconnaissance de la qualité de réfugié, sans tenir compte des attributions des pouvoirs publics. »


Dans une déclaration à l’APS, Hassan Kacimi explique qu’« il y a des éléments tout à fait erronés et fallacieux et qui ne correspondent pas aux événements tels qu’ils se sont déroulés » et rapportés par le HCR. Ce groupe de personnes de nationalités syrienne, palestinienne et yéménite, au nombre de 120, est non seulement entré illégalement en Algérie via des réseaux informels et non pas via des postes frontaliers ou des postes de police pour se faire enregistrer en tant que réfugiés, mais ont fait un circuit de plusieurs milliers de kilomètres entre la Turquie, le Soudan et la Mauritanie, dépensant chacun l’équivalent de plus de 200 millions de centimes pour arriver aux frontières sud de l’Algérie.


Daech en embuscade


Pourquoi ces personnes ne sont pas des réfugiés ? Hassan Kacimi est catégorique « Tout simplement : ce sont des membres de l’armée syrienne libre qui étaient à Alep. » Ces « colonnes djihadistes » qui déferlent sur les frontières méridionales de l’Algérie obéissent à une logique : créer un nouveau théâtre de conflit dans les confins sahélo-maghrébins, déstabilisant l’Algérie et capter le résidu de l’organisation terroriste EI-Daech.


 


Les dizaines de caches d’armes et les armes et munitions découvertes dans le sud du pays ces derniers mois sont révélateurs d’une stratégie d’encerclement terroriste et de nuisance programmée contre l’Algérie. « Que se passe-t-il réellement derrière tous ces mouvements suspects aux frontières sud du pays ? ». Cette question posée par le communiqué du ministère de l’Intérieur a le mérite de la clarté et de la lucidité des pouvoirs publics face à ce danger imminent qui guette le pays. Reste à savoir à quoi joue le HCR, une instance de l’Onu, touché dans sa chair lors de l’attentat terroriste qui a ravagé ses locaux à Alger le 11 décembre 2007. L’Algérie n’est pas le problème, ni sa source. C’est à l’Onu et aux pays autoproclamés moralisateurs de la vie internationale de régler les conflits qu’ils ont eux-mêmes déclenchés en Libye, en Syrie et au Yémen.

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