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Affaire Tahkout-commandant Azzedine

17 avril 2018 | 23:22
Tahkout Redouane Hannachi

Comme il fallait s’y attendre, le procès pénal tant attendu opposant l’homme d’affaires Tahkout Mahieddine au commandant Azzedine, de son vrai nom Zerrari Rabah, s’est dérouléce mardi devant le président du tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs, Fayçal Belkessam, sans la présence de la partie civile, c’est-à-dire le plaignant qui a préféré déléguer deux avocats pour le représenter devant l’instance judiciaire et, par-delà, demander des réparations matérielles.

Lors de son passage à la barre, l’ancien combattant, le commandant Azzedine, a d’emblée affirmé au président : « J’ai traversé une période très difficile suite à laquelle d’ailleurs j’ai décidé de lancer un appel au président de la République à travers une lettre que j’ai adressée à la Présidence. Quelques jours après, j’ai été convoqué par l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal qui m’a reçu à bras ouverts dans son bureau, en présence de son directeur de cabinet, et m’a dit que le président de la République lui a donné de fermes directives pour régler mon problème ».

L’ancien révolutionnaire a dans le même contexte indiqué que « quelques jours après l’ancien Premier ministre m’a convoqué dans son bureau pour m’informer que mon problème était réglé une fois pour toutes ».

L’accusé, assisté par son avocat, a par ailleurs tenu à souligner au juge : « C’est Farouk Ksentini qui m’a dit qu’il y a une personne généreuse qui pourrait m’aider à sortir de la crise financière que je traversais et m’a fixé rendez-vous avec la prétendue victime que je remercie infiniment ! »

Il a déclaré au président : « C’est mon ex-avocat Farouk Ksentini qui m’a mis en contact avec M. Tahkout Mahieddine, lequel a accepté sans hésitation aucune de me porter aide et assistance et m’a remis un chèque de 15 milliards de centimes contre un immeuble situé à Alger, que je gérais depuis 1966, comme garantie ».

Et d’ajouter : « J’ai remis à mon avocat six chéquiers, une procuration et une liste de personnes qui ont investi avec moi afin de les payer ».

Il a clamé haut et fort : « Quelques temps après, mon gendre a été tué. Tahkout n’a pas accepté ma réaction par rapport aux déclarations que j’ai faites. Il m’a demandé de me taire, j’ai refusé, c’est pourquoi il a décidé de m’ester en matière pénale pour des faits que je n’ai pas commis ! »

A la question de savoir si la signature portée sur le chèque en possession de la victime lui appartenait, il a répondu : « Oui monsieur le président, la signature est la mienne mais ce n’est pas moi qui ai écrit le montant de 120 milliards de centimes ! ».

Les deux avocats de la partie civile ont estimé que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation sont formelles, notamment en ce qui concerne la preuve matérielle qui est le chèque qui s’est avéré non alimenté.

Ces derniers ont par ailleurs considéré que « toutes les procédures relatives au dépôt de plainte au parquet de la République du tribunal de Bir Mourad Rais ont été respectées ».

Ils ont en outre affirmé au juge : « Il s’agit d’une affaire pénale et non pas politique, monsieur le président ! »

Le procureur de la République, Hattem Bouabdellah, a requis cinq ans de prison ferme contre le mis en cause.

Comme à l’accoutumée, maître Bergheul Khaled, avocat du commandant Azzedine, a dressé un dur réquisitoire contre l’homme d’affaires Takhout Mahieddine : « J’aurais aimé que la prétendue victime soit aujourd’hui présente à l’audience pour donner sa version des faits. Je ne comprends pas comment un homme d’affaires puisse s’absenter alors qu’il est victime d’émission d’un chèque sans provision de 120 milliards de centimes ! »

Furieux, il lancera à la direction du président : « Si j’étais à la place de la victime je camperai devant le siège du tribunal jusqu’à ce que je récupère mon argent au dernier centime ! ».

L’avocat de la défense s’est interrogé sur la lenteur du dépôt de la plainte par la victime, il a clamé haut et fort : « Tahkout a attendu du 21 avril 2016 au 19 octobre 2017 pour déposer plainte ».

Le même avocat a insisté sur l’incompétence territoriale du tribunal de bir Mourad Raïs pour la simple raison que le plaignant réside à Rouiba alors que le lieu de la remise du chèque est Koléa et, par-delà, le tribunal territorialement et localement compétent n’est autre que Koléa qui dépend de la cour de juridiction de Tipasa.

Il a enfin émis le vœu que le président du tribunal correctionnel ne se prononce pas dans cette affaire jusqu’à ce que le juge d’instruction auprès de la même instance judiciaire rende son ordonnance concernant la plainte déposée contre l’homme d’affaires pour faux et usage de faux dans des documents comptables et bancaires.

L’affaire est mise en examen pour le 24 du mois en cours, date à laquelle d’ailleurs le commandant Azzedine comparaîtra devant le président du tribunal correctionnel de Chéraga dans une affaire similaire liée à l’émission d’un chèque sans provision de 33 milliards de centimes.

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