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Accidents de la circulation : Les conseils de Lazouni

23 août 2016 | 19:53
N. B.

Une journée de sensibilisation sur les accidents de la route a été organisée hier par la direction de la Protection civile de Médéa, en présence de Mohamed Lazouni, expert en prévention routière et homme des médias.

La journée s’est ouverte par la lecture de certaines données statistiques macabres de la circulation, qui ne cessent de suivre un trend haussier suscitent des interrogations sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour diminuer le nombre d’accidents sur nos routes.

L’Algérie se place à la 12e place dans le monde arabe en nombre de victimes d’accidents de la route avec plus de 4 000 morts et 50 000 blessés par an, ce qui doit faire songer à réduire sa place dans ce classement macabre, a indiqué le représentant de la direction générale de la Protection civile.

L’animateur de la célèbre émission « Le motard invisible « de la Chaîne III vers les années 1970, et dont le concept a été transposé à la télévision nationale en 1985, déclare ne pas croire à la force de la trique pour discipliner les chauffards.

« Je crois à la sensibilisation mais pas à la sanction qui n’est pas toujours efficace. Parce que si j’arrive à convaincre une personne, celle-ci peut, à son tour, être un vecteur de sensibilisation. « .

Pour ce faire, il faut, dira-t-il mettre les moyens appropriés, citant au passage le cas de la France qui a pu réduire le nombre de morts de 17 000 à 3 900 entre 1985 et 2013, en dépit de l’augmentation exponentielle de son parc de véhicules et de sa population.

L’état du réseau routier chez nous est mis en cause, car on sait que par endroits les véhicules se heurtent à des montagnes appelées « dos d’âne « ou à des ralentisseurs et s’enfoncent dans de véritables cratères.

L’excès de vitesse, qui est souvent cité comme principal facteur d’accidents, n’est pas seulement imputable au conducteur qui, est-il expliqué, est victime lui-même de celui qui l’a formé.

Le spécialiste pointera un doigt accusateur en direction des auto-écoles qui ne font pas suffisamment pour leurs candidats, étant gérées par des personnes auxquelles il doit être exigé la licence pour les patrons, le bac pour le moniteur et le niveau de terminale pour l’obtention du permis de poids lourd.

« Il est inconcevable de donner un bus à quelqu’un qui n’a aucun niveau. Ce n’est pas l’âge biologique qui compte parce qu’on peut être débile à n’importe quel âge. C’est l’âge mental, c’est-à-dire le quotient intellectuel qui compte. Car, l’on risque de mettre en péril plus de 80 vies humaines si un conducteur ignore que le véhicule est soumis à la loi de la physique, à l’énergie cinétique, le centre de gravité, la force centrifuge, etc. « 

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