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Abdelmalek Sellal : « l’initiative et l’innovation clef de la réussite ! »

30 mai 2016 | 20:44
Saïd Tissegouine

Comme nous l’avons annoncé dans notre édition d’hier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, a rencontré les investisseurs et les représentants de la société civile à la salle omnisports du stade du Premier-Novembre 1954, une fois de retour à la ville des Genêts après une visite marathon des projets de développement à travers de nombreux points de la wilaya.

Signalons-le de suite : le discours d’Abdelmalek Sellal n’avait rien d’une homélie, ni même il n’prononcé le moindre mot qu’on l’on pouvait qualifier de « spécieux ». Autrement dit, le Premier ministre a tenu un langage éminemment scientifique.

En effet, au début de son intervention, Abdelmalek Sellal a signalé la situation économique et financière du pays dont la baisse soudaine du prix du pétrole depuis deux ans est responsable de certaines de « nos difficultés ; nonobstant (chute du baril du pétrole) notre économie résiste, et même très bien. » « Avec cette chute des prix du pétrole, certains pays producteurs souffrent grandement de la récession », poursuit Abdelmalek Sellal pour déclarer ensuite que la seule chose qui soit vraie est d’aller vers la croissance dans le cadre de la restructuration économique.

Tout en révélant que le soulagement du pays sera au rendez-vous dès 2018, et ce au motif de la hausse du prix pétrolier, Abdelmalek Sellal avertit cependant que l’année 2033 sonnera le glas pour l’énergie fossile ; autrement dit le pétrole ne sera plus un réel segment économique.

Ce constat servira au Premier ministre d’appui pour lancer son plaidoyer en faveur d’une économie réelle. L’initiative et l’innovation sont les clefs de la réussite. Sur ce chapitre, Abdelmalek Sellal plaidera pour la souplesse et l’ambition de l’investisseur, la confiance entre lui et les pouvoirs publics, la conviction de la formule 49/51 arrêtée par l’Etat, et ce dans le cadre du partenariat entre l’entreprise algérienne et son homologue étrangère, etc.

Il insistera également sur la nécessité absolue d’investir dans une économie réelle, car c’est la seule économie pourvoyeuse de richesses et garante d’un développement. Quant à l’économie numérique, le Premier ministre « crachera » dessus.

Revenant ensuite à la wilaya de Tizi Ouzou, il rappellera ses vocations premières en matière d’investissement et de développement économiques : l’agriculture, l’industrie et le tourisme. Sans ambages, le Premier ministre dira que la wilaya de Tizi Ouzou peut participer grandement à la richesse de l’économie nationale. 

« Cette wilaya a de réelles capacités », a-t-il renchéri. Plus tard, son ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, abondera dans le même sens en déclarant : « Il est certain que cette wilaya possède un potentiel énorme. Son potentiel en ressources humaines est nettement au-dessus de la moyenne nationale. »

A l’issue des débats, les interventions parmi l’assistance seront nombreuses et se focaliseront presque essentiellement sur les blocages administratifs, notamment en ce qui relève du foncier industriel. Le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Djurdjura, Méziane Amedjkouh, a saisi le Premier ministre du besoin de la wilaya de Tizi Ouzou d’un coefficient de rattrapage historique en matière de développement économique.

Par ailleurs, le Premier ministre a rassuré les investisseurs qu’il veillera à faire sauter tous les obstacles se dressant contre les investisseurs au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Toujours à propos du foncier industriel à Tizi Ouzou, Abdeslam Bouchouareb a souligné que « nous sommes au courant de l’existence du foncier industriel dans cette wilaya ; mais pour mettre an avant des mécanismes de son exploitation, nous avons besoin du concours des élus locaux pour l’identification des terrains en question. » 

En ce qui relève du développement économique à l’échelle nationale, Abdelmalek Sellal a fourni des données à susciter une grande fierté d’être citoyen algérien.

La création de 24 500 entreprises au cours de ces trois dernières années, le contrat signé entre l’Algérie et une entreprise étrange pour la construction d’hélicoptères haut de gamme sur le sol algérien en sont quelques réalisations, la construction d’un port par lequel des liaisons seront assurées à partir du territoire national avec l’Europe et l’Afrique, font partie de ces causes de fierté nationale.

Avec le temps, l’Algérie cessera non seulement des importations inutiles, mais excellera dans l’exportation. Par cette même occasion, Abdelmalek Sellal rappellera les grands défis nationaux, entre autres l’utilisation des réserves de change à bon escient.

« Il n’est pas question qu’on dépasse les 30 milliards d’euros à l’importation le temps qu’on relance notre économie, et il n’est pas question non plus que nous ayons recours à la planche à billets », a indiqué Abdelmalek Sellal qui a reconnu que la liquidité en monnaie nationale donne au gouvernement quelques soucis. Notons enfin que le Premier ministre a annoncé une couleur qui a son pesant d’or, à savoir la liberté de l’investisseur algérien de choisir son partenaire étranger.

Il a même suggéré un partenariat avec les Américains. Abdelmalek Sellal a même cité le cas d’un éleveur algérien qui a connu grande réussite en ayant choisi un partenaire américain. N’est-ce pas que cela est synonyme du début de la fin du diktat français ? A relever que l’opinion publique est depuis longtemps favorable pour un partenariat étroit avec les Américains.

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