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Hamel : La gestion des risques chimiques doit être « globale et transversale »

3 mars 2017 | 20:36
S. N.


Le directeur général de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel, a indiqué, jeudi à Alger, que la gestion d’événements liés à la prévention des risques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et explosifs doit être « globale et transversale ».


La gestion de ce type d’événement « ne peut se concevoir au sein d’un seul département ministériel, l’approche doit être globale et transversale (...) et s’inscrire plus largement dans un contexte interministériel, voire international », a souligné M. Hamel à la clôture d’une session de formation sur la prévention des risques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et explosifs (CBRNE) au profit des cadres de la DGSN.


« Pour une meilleure approche dans la gouvernance de ce type de menaces, on ne saurait affirmer efficacement nos démarches sans tirer profit de l’expérience internationale, dont l’OIPC Interpol, qui apporte aux pays membres, à travers ses programmes de coopération technique, son appui opérationnel », a encore souligné le général major dans une allocution lue en son nom par le contrôleur de police et directeur de la police judiciaire, Ali Ferragh.


Il a expliqué que cet appui passe par le soutien aux enquêtes, par les échanges d’information et de renseignements ainsi que par des projets de formation et de sensibilisation sur les risques CBRNE, axés sur les retours d’expériences capitalisées par les différents pays et organismes internationaux spécialisés.


Cette formation « constitue une précieuse occasion pour échanger et débattre avec les experts formateurs, de toutes les questions inhérentes à cette thématique », a-t-il indiqué, relevant « l’intérêt grandissant de nos pays respectifs, engagés dans une lutte inlassable et solidaire contre le terrorisme et ses activités criminelles connexes à développer des approches proactives et des réponses appropriées en matière de renforcement des capacités, d’assistance technique et d’intensification de la coopération ».


Pour le DGSN, la réaction à ces situations exige « l’adaptation des réponses et des méthodes d’action, tant au niveau décisionnel qu’à l’échelon opérationnel, à travers l’adoption de procédures, de plans d’action approuvés et de bonnes pratiques en termes de leadership de gestion de ces risques, de planification axée sur les capacités d’efficacité et d’interopérabilité, de coordination et d’intelligence collective, pour assurer une meilleure force de résilience face à ces événements ».


« La maîtrise de ces risques majeurs doit tenir compte des aspects de planification, de mobilisation des ressources et des moyens, de la dimension humanitaire et de la gestion du contexte médiatique », a ajouté M. Hamel.


S’exprimant sur cette session de formation, le DGSN a relevé qu’elle a été axée sur une « thématique pertinente et demeure un défi mondial au regard des situations de crise complexes qu’elles engendrent lorsqu’il s’agit de catastrophes accidentelles, technologiques ou d’actes criminels délibérés ».
Pour lui, cette situation exige la mobilisation des ressources nécessaires dans une synergie d’action collective des différents secteurs de l’Etat.


Ce module de formation, qui a regroupé une cinquantaine de cadres représentant les différents départements ministériels algériens concernés par cette thématique, en présence d’experts tunisiens, a permis de cerner différents sujets.


Il s’agit notamment des scénarios opérationnels de gestion de scènes de crime chimique, les propriétés et les effets des agents chimiques et des produits industriels toxiques, les techniques et les équipements de protection et d’analyse, l’évaluation des risques de ces menaces, la communication et l’échange de preuves scientifiques, et ce dans le cadre de l’intervention d’urgence et d’assistance médicale ainsi que de la matérialisation de preuve criminalistique.

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