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ASAL : Alcomsat-1 offre à l’Algérie sa souveraineté spatiale

18 décembre 2017 | 21:07
Aziza Mehdid

Grâce à 160 cadres algériens formés en Chine, le satellite Alcomsat-1, lancé depuis Pékin il y a une semaine, est officiellement opérationnel depuis dimanche, a annoncé le directeur général de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), Azeddine Ousseddik, lors d’une conférence de presse hier à Alger.

« Cette réalisation permettra de renforcer la souveraineté de l’Algérie en matière de télécommunications. Alcomsat-1 aura pour vocation de mettre en place un réseau de transmissions approprié, performant et sécurisé « , a souligné le premier responsable de l’ASAL.

Il est question ainsi de doter le pays d’outils de haute technicité spatiale pour le fonctionnement des services de télécommunications en cas de catastrophes majeures.

Ce satellite est censé aussi augmenter la capacité du réseau national de télécommunications et permettra la délocalisation des activités et services concentrés au nord grâce à un réseau de télécommunications optimisé. C’est ce qu’a indiqué hier Azzeddine Oussedik lors de la conférence de presse organisée à El Aurassi.

Dans le même ordre d’idées, il a expliqué que ce dispositif technologique, ayant une durée de vie de 15 ans, assurera aux entreprises de télédiffusion et de télécommunications nationales une aisance et contribuera à la performance de ces moyens de communication.

Plus que cela, avec Alcomsat-1 qui couvre toute la zone de l’Afrique du Nord ainsi que la région du Sahel, l’Algérie sera capable d’offrir même des services aux pays voisins se trouvant dans ce périmètre, a-t-il poursuivi.

Sur le volet sécuritaire, ce satellite permettra de consolider la sécurité interne en assurant une surveillance tout le long des frontières du pays, notamment celles avec les pays connaissant une activité intense des groupes terroristes, tels la Libye et le Mali, a soutenu l’orateur.

À propos du coût, le DG de l’ASAL a relevé qu’Alcomsat-1 permettra la réduction des coûts d’exploitation actuels lié à l’utilisation de la capacité spatiale fournie par des systèmes de télécommunications internationaux et le transfert technologique et de savoir-faire.

Selon M. Oussedik, « le programme spatial national est ambitieux et sa doctrine est la maîtrise et le savoir-faire ». Afin de répondre aux besoins du téléspectateur algérien, il est envisagé, selon le même responsable, de réaliser un satellite qui remplacera les satellites Nilesat et Astra permettant de capter, à l’usage d’une seule assiette, un ensemble des chaînes favorites.

Fruit de l’amitié algéro-chinoise

Par ailleurs, Oussedik a rappelé que le lancement de ce satellite rentre dans le cadre d’un partenariat stratégique entre l’Algérie et la Chine qui a été signé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et son homologue chinois Xi Jinping en 2014, suivi d’une convention particulière entre l’Agence spatiale algérienne et celle chinoise.

Outre le développement d’une stratégie de télécommunication, l’Algérie tend à travers cette coopération à transférer le savoir-faire et à en doter les compétences algériennes.

C’est dans ce sens que plus de 360 ingénieurs ont été formés dans le but de permettre à l’Algérie d’être progressivement autonome en termes de développement de satellites de télécommunications, a indiqué l’intervenant.

Pour ce qui est de l’opération de lancement, Abdelouhab Chikouch, directeur des études auprès de l’ASAL et qui a fait partie de l’équipe ayant participé à cette opération, a indiqué que l’opération a été effectuée par un lanceur chinois LongMarch-3B à partir de la base Xichang située au sud-ouest de la capitale chinoise.

Les opérations de séparation du satellite Alcomsat-1 du véhicule de lancement et son entrée en orbite de transfert géostationnaire (GTO) se sont déroulées avec succès. L’apogée de cette orbite de transfert est de 41 991 km et son périgée de 200 km.

Le directeur des études a estimé que « ce projet technologique est un exploit pour l’Algérie qui va être rentabilisé au fur et à mesure et ses avantages vont être constatés au fil du temps en offrant des services plus performants dans le domaine des télécommunications et de la télédiffusion. Pour rappel, l’Algérie possède déjà cinq satellites en orbite et projette de consolider son arsenal en la matière.

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