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AADL : Des logements neufs pour des gens déjà bénéficiaires de biens

28 septembre 2016 | 13:58
AADL F. Sofiane

Les souscripteurs réclament des enquêtes au moment où le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, a inauguré des sites AADL loin d’être finis, sans que celui-ci soit au courant. Des souscripteurs des programmes 2001 et 2002 invités à l’inauguration des sites AADL n’ont, à ce jour, pas reçu la clef de leur logement.

Après les débordements constatés lors de la distribution « partielle » des logements AADL aux sites Djenane Sfari et Aïn Melha (Alger) et la découverte de centaines de logements finis mais fermés à ce jour sur le site AADL d’Ouled Fayet 3, voilà que l’Agence de l’amélioration et du développement du logement (AADL) nous surprend, encore une fois, avec une nouvelle sortie « scandaleuse ». En effet, des souscripteurs ayant déjà bénéficié de biens immobiliers ou du terrains à bâtir viennent de bénéficier de logements AADL en toute impunité.

Ainsi, concernant le site 940-Logements AADL d’Ouled Fayet 3 – des logements de type F3 et F4 sont finis mais fermés depuis trois ans déjà –, certains d’entre eux ont été distribués récemment en cachette (le Jeune Indépendant était sur place et a collecté des preuves irréfutables) à des personnes ayant pourtant déjà bénéficié de biens immobiliers.

Par exemple, au bloc « G » du site d’Ouled Fayet 3, un nouveau bénéficiaire, propriétaire pourtant d’une villa, a eu droit à un appartement F4 neuf, livré en personne par un cadre de l’AADL, en compagnie de son assistante.
Toujours au bloc « G », cette fois, c’est un couple algéro-canadien qui a été attributaire d’un logement neuf, un bel F3, situé au rez-de-chaussée et fermé depuis la date de livraison du site.
Selon les locataires que nous avons interrogés, « les passe-droits en Algérie ont encore de beaux jours devant eux ». Mais de quel droit le propriétaire d’un bien immobilier peut-il bénéficier d’un logement AADL ?
Pourtant, les conditions exigées par l’AADL, voire par le ministère de l’Habitat, sont claires. Toute personne ayant déjà bénéficié d’un bien immobilier, d’un lot de terrain, d’un logement de type LSP ou social, ou même d’un crédit dans le cadre de la formule ANSEJ ne peut en aucun cas bénéficier d’un logement AADL.

Cependant, il semble que les "règles du jeu", pourtant clairement définies par la tutelle et connues de tous, ne soient pas respectées. Pis encore, certains bénéficiaires indus n’envisagent même pas d’occuper leur nouvel appartement. Des logements sont ainsi fermés et abandonnés à longueur d’années, alors qu’on enregistre bel et bien une crise immobilière dans le pays.

A titre d’exemple, sur le site AADL Ouled Fayet 3, six sur dix des logements (F3 et F4) sont fermés depuis la date de livraison. D’autres, des centaines, ont été sous-loués à de nouveaux couples surtout, car les bénéficiaires de ces logements possèdent déjà d’autres biens ailleurs. Pourtant, le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, a déclaré, à plusieurs reprises, qu’un fichier national du logement est en service et que la tutelle possède les moyens d’identifier et de localiser ceux qui ont d’autres biens.
La réalité ne semble pas confirmer les déclarations du ministre.

Cette situation a affecté au plus haut point ceux qui ont réellement besoin d’un toit et qui attendent toujours. Comment peut-on parler de crise du logement alors que des milliers d’habitations sont à ce jour fermées, rien que dans la capitale ?

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