Culture

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A la rencontre de l’Andalousie

12 octobre 2016 | 19:56
R. C

Durant son concert au Théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh de Béjaïa, dans la soirée de ce lundi 10 octobre, la chanteuse catalane, Lidia Pujol, a offert au public une balade musicale et poétique d’une rare sensibilité.

Accompagnée de Mohamed Ayoub au chant et du violoniste Mohamed Slimane, tous deux de l’Orchestre arabe de Barcelone, Lidia Pujol a déroulé, deux heures durant, un répertoire d’une quinzaine de chansons d’amour.

²Même si ses chansons seront incomprises par l’auditoire, dans leur sens intégral, elles ont intéressé tant l’artiste a fait preuve de subtilité d’interprétation et d’enthousiasme. Elle s’est évertuée à dépasser le handicap de la langue et à resserrer sa proximité avec le public, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Elle est d’abord rentrée par la grande porte, micro à la main, à l’instar du public retardataire, traversant et chantonnant micro l’allée principale avant de s’installer sur scène. Et pendant sa traversée, elle a pris le temps de serrer des mains, lancer des sourires et faire des clins d’œil, toucher des mèches de cheveux et susurrer dans quelques oreilles.

Il ne fallait pas tant, pour détendre l’ambiance et captiver. Puis, comme si cela ne suffisait pas, elle a mêlé à son tour de chant des compositions de musique andalouse, qui ont eu pour effet de transporter littéralement son auditoire.

La soirée a nettement pris des allures d’une fête constantinoise intime. Lidia Pujol a eu la bonne inspiration de rester fidèle à sa première chanson dont le contenu, écrit par le poète philosophe Catalan en 1315, est une invitation à l’amour et à la compréhension de l’autre.

Et le patrimoine commun partagé des deux côtés de la rive méditerranéenne a vite fait de resurgir, pour mettre et la chanteuse et le public en harmonie. « L’oiseau chantait dans le verger de l’Aimé.

L’Ami vint et dit à l’oiseau : Si nous ne comprenons pas à travers le langage, comprenons nous à travers l’amour », répétait-t-elle dans une strophe, goulûment mordue pour en extraire le feu. Ses textes sont ciselés et poignants, souvent interrogatifs, magnifiés il est vrai, par une musique simple, distillée par un orchestre tout aussi simple (un violent, une contrebasse, un bendir). Leur composition savoureuse et leur harmonie majestueuse injectent le frisson et installent la félicité.

« Dis Fol, qui en sait le plus sur l’amour : celui qui en tire plaisir ou celui à qui il en coûte et qui languit ? Il a répondu que si l’un ou l’autre manquait, on ne pouvait connaître l’amour », a-t-elle déclamé dans une autre chanson, interprétée à la manière d’un achawik (chant mélodieux et taciturne de Kabylie) et qui a valu un scotch général à l’assistance.

Robe blanche en dentelle, pieds nus et le visage à peine visible sous une chevelure aux quatre vents, Lidia, à l’allure mi-ange, mi-sauvage, a manifestement pris du plaisir en chantant mais elle a donné aussi du plaisir pour son public qui s’est montré plein de gratitude en lui accordant un long et enthousiaste standing ovation.

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