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9e Festival diwan : Le public grand absent de cette édition

24 juillet 2017 | 16:09
APS

Le 9e Festival international de musique diwan aura été marqué cette année par quelques insuffisances dans l’organisation et la programmation qui ont inévitablement conduit à l’absence remarqué du public très peu nombreux.

Inaugurée jeudi à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih, le festival aura connu une faible affluence du public, atteignant difficilement les 300 spectateurs par soir dont quelques musiciens, artistes et acteurs culturels, ce qui a contraint les organisateurs à orienter le public, de manière à occuper les dix premières rangées de la salle, alors que ce même événement affichait jusqu’à 4000 spectateurs lors des premières éditions.

Cette 9e édition a vu se produire le quartet Afrocubano mené par le Jazzman Omar Sosa qui a enchanté les spectateurs avec un métissage de divers genres musicaux aux racines afro-cubaines du jazz en plus d’une fusion harmonieuse et bien élaborée avec le groupe Jil Diwan El Kandoussi .

Le jazz, permettant au genre diwan une harmonisation riche et plus ouverte, les organisateurs ont également invité le groupa français Free River et la chanteuse mauritanienne Nora Mint Seymali.
Comme chaque année, le festival a également programmé les trois lauréats du 10 e Festival national de musique diwan, tenu à Béchar en 2016, "Djil Diwan El Kendoussi" de la région de Kénadsa (Bechar), "Maalem Fayçal Soudani" (Alger) et "Diwane Essarab" (Tindouf), notamment.
Initialement prévue au Théâtre de verdure Saïd Mekbel au Bois des arcades, fermé pour travaux, cette 9e édition, a été transférée à l’Opéra d’Alger, une troisième délocalisation qui vient s’ajouter au déplacement de 2011 à Tlemcen de ce festival qui peine encore à asseoir sa popularité
Les observateurs de la scène culturels et les habitués de l’événement, relevant "l’inadéquation du lieu choisi avec l’esprit de ce festival", ont été unanimes à souligner "la nécessité d’organiser cet évènement dans un espace ouvert, en plein air", rappelant l’expérience malheureuse de l’édition 2013, elle aussi organisée en salle.

En plus de la délocalisation, ce festival, élaboré "uniquement grâce à des reliquats de précédentes éditions", selon son commissaire, a été raccourci de deux jours en plus d’être passé d’une périodicité annuelle à biennale, après l’annulation de l’édition 2016 et la restructuration des festivals décidée par le ministère de la Culture.

Lacunes en communication et en programmation


Encore une fois, la programmation de cette édition "retombe dans les mêmes travers", nous diront des habitués de la manifestation, qui regrettent de ne pas voir "assez" de diwan, de gnawa et de stambali sur scène alors que plusieurs troupes algériennes peuvent faire office de têtes d’affiche et que les lauréats de Béchar restent encore "peu exploités".

En terme de communication, le commissariat du festival a choisi de concentrer ses efforts sur les réseaux sociaux, à peine une quinzaine de jours avant l’ouverture de l’évènement, une promotion qui aura été "insuffisante, voire vaine", de l’avis des spectateurs, pour attirer le public à l’Opéra d’Alger.

Aussi, la 9e édition arbore une affiche qui n’inspire aucunement le diwan et ne présente aucune photo des troupes algériennes participantes, ce qui pourtant, a déjà été relevé par les médias lors des éditions précédentes. Le 9e Festival international de musique diwan a pris fin dimanche soir avec un concert du mâallem marocain Mehdi Nassouli, seul invité international jouant de la musique gnawa, et du groupe targui "Tikoubaouine".

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