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5e sommet UA-UE à Abidjan : Ouyahia à la manœuvre contre l’axe Paris-Rabat-Abidjan

29 novembre 2017 | 20:53
Hocine Adryen

Plus de 5 000 participants, dont 83 chefs d’Etat et de gouvernement représentant 55 pays d’Afrique et 28 d’Europe, participent au 5e sommet Union africaine-Union européenne qui s’est ouvert hier au palais des congrès de Sofitel hôtel Ivoire, à Abidjan.

Ce sommet, qui a pour thème « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable », traitera, durant deux jours (mercredi et jeudi), des défis communs auxquels sont confrontés les deux continents, tels que la paix et la sécurité, et des intérêts communs, notamment la recherche d’une croissance durable, inclusive et créatrice d’emploi pour les jeunes. Les participants discuteront également des progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action.

Il est le premier sommet organisé sous le format « Union africaine-Union européenne », conformément à la décision des chefs d’Etat de l’UA de juillet 2017, avec la participation des 55 Etats membres de l’UA et des 28 Etats membres de l’UE.

Federica Mogherini, la représentante de l’UE, le roi du Maroc, Mohamed VI, qui prend part à ce sommet UE-UA, le président ivoirien, Allasane Ouattara et quelque sept autres présidents africains qui ont tourné casaque devront peut-être chercher des excuses ridicules pour tenter de minimiser la présence à cette rencontre de la RASD.

La première a déclaré avant même le jour du sommet que « pour nous (UE), il était clair que la décision était africaine », avant d’ajouter « bien évidemment, la composition des participants à ce sommet ne change pas notre position sur le Sahara occidental ».

Le deuxième, le souverain marocain, annonçait à hue et à dia qu’il ne permettrait jamais à ce pays (RASD) de s’asseoir à ses côtés. Le troisième, le président ivoirien, faisant fi des recommandations de l’UA, a refusé d’envoyer une invitation officielle à la délégation sahraouie.

Et enfin le président de la Commission africaine, Moussa Faki, s’est rendu le 3 novembre au Maroc où il a rencontré le roi pour lui exposer la position de l’UA, laquelle a accepté dans son ensemble la présence de la RASD.

Mais pourquoi le commissaire de l’UA s’est-il cru obligé de se déplacer au Maroc pour rendre compte au souverain de la position de l’UA ?

Le Maroc ravale sa couleuvre

Absente aux quatre précédents sommets (Caire, Lisbonne, Tripoli et Bruxelles), la RASD est présente à Abidjan. Hier une photo collective des participants au 5e sommet UA-UE a été prise à l’issue des travaux préparatifs de cette grand-messe.

Pour la première fois, un ministre marocain des AE, Nasser Bourita, celui qui avait joué des bras lors d’un forum tenu l’été dernier au Mozambique pour empêcher une délégation de la RASD de pénétrer dans la salle des conférences, a été obligé à son corps défendant de poser pour une photo avec un représentant de la RASD.

Pauvre Bourita qui doit avaler des couleuvres pour sa pérennité au sein de ce ministère de la honte. Représentant le président Abdelaziz Bouteflika aux travaux de ce 5e sommet UA-UE, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, présent depuis mardi, s’est entretenu, hier en marge des travaux, avec son homologue de l’Ouganda, Ruhakana Rugunda.

Les deux Premiers ministres ont évoqué les questions régionales, dont celle cruciale du Sahara occidental, et internationales d’intérêt commun. Dans le même contexte, Ouyahia a également rencontré le Premier ministre d’Estonie, Juri Ratas, dont le pays assure présentement la présidence de l’UE.

A cet égard, ils ont exprimé leur attachement au renforcement de la coopération entre les deux organisations, tout
en se félicitant de la tenue du Sommet d’Abidjan, qui constitue une étape importante dans ce cadre, ont-ils souligné.

Ahmed Ouayhia a également rencontré le ministre allemand des AE avec lequel il a abordé divers sujets liés à l’actualité internationale. Mais le vrai objectif de Ouyahia est de neutraliser l’axe Paris-Rabat-Abidjan qui veut monopoliser le débat sur des questions qui n’intéressent pas l’ensemble des pays africains.

Le séjour du roi du Maroc à Abidjan deux jours avant la tenue du sommet est un indicateur fort de la collusion qui existe entre ces deux pays et leur soumission totale à leur parrain, la France, qui n’a jamais cessé de jouer de son influence sur certains pays africains.

Le président Macron, qui se targue de vouloir s’émanciper de la Françafrique, a au contraire élargi son influence mais pas de la même manière que les anciens dirigeants français qui cherchaient avant tout à gagner de l’argent.

La mission du Premier ministre est donc claire : faire barrage aux propositions qui peuvent émaner de son pré-carré africain et se concentrer uniquement sur l’ordre du jour du sommet et ses enjeux futurs.

Le président français, qui sera présent au même titre qu’Angela Merkel, a déjà commis un impair mardi dernier à Ouagadougou à travers l’interpellation de son hôte, le président Rock Kaboré, qu’il venait d’humilier devant ses étudiants à propos d’une banale question sur la pérennité d’un barrage électrique qu’il doit inaugurer.

Du coup il s’en va ! reste avec nous ! », avant de lâcher la phrase assassine : « Il est parti réparer le climatiseur... « ponctuée du sourire de celui qui est satisfait de l’effet de sa blague sur l’assistance.

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