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30% des accidents causés par des jeunes de moins de 29 ans

6 septembre 2016 | 20:06
Lynda Louifi

Les jeunes âgés de moins de 29 ans sont impliqués dans 30% des accidents de la circulation enregistrés au cours de ce premier semestre. C’est le constat fait hier par le DG du Centre national de prévention et de sécurité routière, Ahmed Naït El-Hocine.

Chaque année, ils sont plus de 4 000 Algériens à être tués dans des accidents routiers et des dizaines de milliers à être blessés, dont certains restent handicapés à vie.

Une situation qui classe l’Algérie parmi les pays où est enregistré le plus grand nombre de victimes. Ahmed Naït El-Hocine, qui s’exprimait hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio algérienne, a imputé plus de 30% des accidents routiers à des conducteurs âgés de moins de 29 ans, parmi lesquels, souligne-t-il, 32% en sont eux-mêmes victimes physiquement.

Parmi les autres causes de ces sinistres, il a évoqué les personnes qui n’ont obtenu leur permis de conduire que très récemment. Bien que les statistiques au premier semestre de 2016 font état d’une baisse de 18% des accidents de la route, cela n’a pas influé sur le nombre de décès qui reste, selon le responsable, élevé.

L’invité de la Chaîne III a tenu à présenter une série de propositions permettant, selon lui, d’influer quelque peu sur cette hémorragie meurtrière. En accompagnement des autres mesures déjà opérationnelles, il a estimé indispensable de moderniser le système de contrôle et de surveillance du flux automobile par le biais de l’installation de systèmes de radars fixes.

Il a également proposé de revoir le montant des contraventions à infliger aux automobilistes en infraction et, en amont, de renforcer la formation et de revoir les normes d’examen des candidats. Il a annoncé que sur les véhicules de transport de longue distance, il sera désormais imposé la présence de deux conducteurs.

D’autre part, l’introduction du permis à points va mettre fin au système de retrait de ce document de conduite. M. Naït El-Hocine a souligné en outre la nécessité de corriger les normes concernant le recueil des données pouvant contribuer à mettre sur pied une stratégie de prévention et de lutte contre les accidents de la route.

Mais, a-t-il avoué, « le centre ne dispose pas encore des moyens humains et matériels nécessaires pour pouvoir mener à bien ses missions en matière de communication, de formation et de contrôle » et aider à limiter le nombre d’accidents enregistrés sans cesse sur tout le territoire, avec leur lot de victimes et de familles endeuillées. 

Pour rappel, 36 personnes ont été tuées et 1 805 autres blessées dans 1 440 accidents de la circulation survenus du 28 août au 3 septembre au niveau national, selon un bilan de la Protection civile.

La wilaya de Mila déplore le bilan le plus lourd avec 6 personnes décédées et 40 autres blessées suite à 37 accidents de la route. Pour ce qui est du facteur premier à l’origine de toutes les catastrophes routières, il convient de souligner le facteur humain, celui-ci étant à l’origine de plus de 90% des accidents, suivi très faiblement par deux autres déterminants que sont l’état de l’infrastructure routière et celui du
véhicule.

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