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2017, l’année de l’affirmation

27 décembre 2017 | 21:10
R. C

La littérature algérienne a marqué sa présence durant l’année 2017 par les prix décrochés mais aussi par l’émergence, au niveau local, de nouveaux éditeurs et auteurs, suscitant une polémique autour du genre et de la qualité de l’ouvrage.

De nombreuses œuvres seront primées cette année, bien plus que les années précédentes notamment dans le genre romanesque qui, désormais, a détrôné le récit et la poésie face aux priorités des éditeurs et de la critique.

Les haltes les plus importantes de la littérature algérienne en 2017 sont celles des romanciers Abdelwahab Aissaoui et Said Khatibi.

Ils ont remporté à Qatar le prix Katara pour leurs œuvres respectives Voyage des œuvres oubliés (roman non publié) et Quarante ans à attendre Isabelle (Eberhardt).

Il en de même pour le poète Bachir Dhifallah pour son ouvrage Etudes et recherches du roman arabe. Aissaoui a, lui, déjà remporté le Prix Souad Al Sabah de la création intellectuelle et artistique pour son roman Adawair wa el abwab, édité par la maison Mim.

Ce dernier sera aussi sur la liste du prix pour le Concours de dramaturgie organisé par l’Etablissement arabe du théâtre. Dans le même concours, il y a aussi Ben Alia Rabhi avec son texte Rihlat oubour et Mohamed Ben Rabi pour Mawet edhat ethalitha. Les auteurs Hassan Miliani, Mohamed Soltani et Ahmed Lakhal seront également primés.

De son côté, la jeune écrivaine Kaouther Adimi a créé l’événement en France et en Algérie avec son roman Nos richesses, décrochant le prix Renaudot des lycéens et le prix du Style.

La jeune critique littéraire Rahmatoullah Ourissi est également présente sur la liste des lauréats en recevant à Sharjah aux Emirats arabes unis un prix Sharjah de la créativité arabe. Djamila Yahiaoui a réussi à décrocher le prix du livre spécialisé dans le domaine des wakfs et de l`action caritative au Koweït avec son texte Sahib el midhalla essaoudaa.

Les deux romanciers Mohamed Lamine Benrabie et Belkacem Merzouchen ont pu décrocher le prix Tahar Ouettar pour le roman en langue arabe dans sa première édition. L’année sera clôturée par l’attribution du Grand prix Assia Djebar du roman à Merzak Bagtache pour son El matar yaktoubou siratahou par lequel le romancier a amorcé son retour sur la scène littéraire.

Mustafa Zarouri sera primé pour son roman en langue amazighe D wagi darisem-iw, et celui en langue française est revenu à feu Noureddine Saâdi, pour Boulevard de l’abîme.

Au dernier Salon international du livre d’Alger, les éditeurs ont présenté plus de 180 romans d’expression arabe, amazighe et française, dont plus de 90% sont en arabe, la moitié étant les premières œuvres de leurs auteurs, ce qui fait de 2017 l’année des premières œuvres romanesques publiées par excellence.

De nouvelles maisons d’édition ont émergé, elles ont opté pour des œuvres de nouveaux auteurs qui tentent de s’imposer sans se soucier de la qualité et de la finalité de l’écriture.

L’édition El Watan s’est engagée, elle, dans la publication de livres de poche à 200 DA, une expérience pionnière dans le domaine. Cette année sera également celle des initiatives favorisant la lecture par des forums de lecteurs sur les réseaux sociaux et par l’échange de livres et la promotion de la lecture.

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