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19e vendredi des manifestations citoyennes : La mobilisation ne faiblit pas

28 juin 2019 | 20:39
manifestations Hirak Aziza Mehdid


Le peuple poursuit sa révolution pacifique et sa voix retentit dans la rue pour le 19e vendredi consécutif. Sous un soleil de plomb, les quatre coins de l’Algérie ont connu hier des marches aussi imposantes que celles des vendredis précédents.


Ne dérogeant pas à la règle, la population algéroise a en effet fait preuve d’une détermination coriace. Depuis la matinée, des centaines de marcheurs étaient déjà à la place de la Grande poste, à la place Audin et à la rue Didouche-Mourad pour exprimer leurs aspirations à une rupture totale avec le système gangrenant le pays depuis des décennies, pour aller vers le changement démocratique souhaité. La foule grossissait au fur et à mesure malgré le dispositif policier impressionnant déployé, notamment à la Grande poste. Après maintes tentatives de diversion et de division ciblant leur unité, les contestataires semblent redresser le cap sur les revendications principales.


Des slogans réitérant l’indivision du peuple et sa cohésion ont été scandés. « Wihda watanya, khawa khawa », kbayli arbi, khawa khawa », sans oublier la principale revendication, à savoir le départ du système contesté. C’est ce que signifie le fameux slogan « irhalou, irhalou », (Dégagez, dégagez), « yahna yantouma, maranache habssine ». Par ailleurs, les manifestants étaient scandalisés par la répression pratiquée par toute une armada de policiers éparpillés tout le long des rues Didouche-Mourad et Hassiba-BenBouali. « Dawla madanya machi policya » (Etat civil, pas policier), « La nouride la nouride hokm el3asker mindjadid » (nous ne voulons pas encore un régime militaire). Visiblement, le peuple en a gros sur le cœur de la violence et la répression qu’il subit lors des manifestations pacifiques. Fayçal, un manifestant fidèle à ce rendez-vous hebdomadaire, estime que « ces pratiques ne font qu’élargir le fossé entre le peuple et le pouvoir rejeté en bloc et considéré comme illégitime depuis plus de quatre mois ». « En dépit de la chaleur caniculaire, nous sommes sortis pour dire non à la bande mafieuse et non au régime militaire ». Et d’enchaîner : « Nous devons être pacifiques malgré ce ‘’bâillonnement ‘’ et résister à toute tentative d’essoufflement du mouvement populaire jusqu’à la concrétisation de nos revendications ».


Des slogans hostiles au chef d’état-major Gaïd Salah ont été aussi entonnés énergiquement, tels « Elyad felyad nahou l3issaba nzidou l’Gaïd », (main dans la main, nous nous débarrassons de la bande, ensuite de Gaïd), (djich chaâb khawa khawa, wel Gaïd Salah m3a el khawana », (l’armée et peuple tous frères et Gaïd Salah est avec les traîtres).


 


La Confiscation des drapeaux autres que l’emblème national, faut-il le signaler, a marqué ce 19e vendredi des manifestations citoyennes, et des interpellations ont été enregistrées parmi les manifestants portant ces drapeaux. Les foules ripostent aux charges des agents des forces de l’ordre visant l’arrestation de certains protestataires par « silmya silmya », ou encore « mazalnagh dy mazighen » (nous sommes encore des Amazighs). Tout compte fait, le mouvement populaire du 22 février dernier entame la saison estivale avec le même esprit de pugnacité et l’espoir de rêver d’une Algérie nouvelle forte et unie. Un rêve qui se lit dans les regards des milliers de manifestants qui, noyés dans leur sueur, déterminés à récupérer leur souveraineté, partant d’une intime conviction que « mada 7, solta l’chaâb »( l’article 7, le peuple est source de tour pouvoir), mais surtout libérer l’Algérie trahie « Dazayer aman baâtouha ya lkhawana »

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