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14e mardi : Les étudiants promettent une forte mobilisation

27 mai 2019 | 21:00

Fidèles à leur rendez-vous hebdomadaire, les étudiants des différentes université d’Alger prévoient ce mardi 28 mai leur quatorzième marche consécutive, tout comme leurs camarades des campus des autres wilayas.
Ainsi la communauté universitaire reste mobilisée jusqu’au bout et déterminée à concrétiser ses revendications, qui sont les mêmes que celles de tout le peuple sorti depuis le 22 février réclamer un changement radical, à commencer par le départ du système. Cette pugnacité s’amplifie malgré toutes les mesures répressives prises par les pouvoirs publics pour imposer la restriction, qui vise en particulier les lieux symboliques du mouvement populaire. A ce propos, Amina, étudiante en sciences politiques (Alger3) et une habituée des manifestations de la communauté universitaire qui se tiennent chaque mardi, nous a indiqué ce lundi  : « Nous serons encore nombreux à sortir marcher ce mardi, comme nous l’avons toujours fait depuis treize semaines ».
« Certes, le nombre des étudiants manifestants a diminué ces deux dernières semaines en raison de la période des examens, mais nous ferons de notre mieux pour maintenir la pression et garder le degré de la mobilisation intact », poursuit-elle.
Pour sa part, Kamel, étudiant à l’université de Bab Ezzouar, que nous avons contacté par téléphone, fait remarquer que la contestation prend de multiples formes au sein de ce campus. « Nous, les étudiants de l’université de Bab Ezzouar, sommes résolus à maintenir le cap sur la voie du changement, en multipliant les formes de la protesta. Il faut savoir qu’en plus de la marche du mardi, nous continuons notre grève entamée juste après les vacances printanières », dit-il.
Il faut dire que le processus de restriction enclenché à travers le déploiement d’un dispositif sécuritaire lourd dans les grandes artères de la capitale, rend le climat tendu et défavorable pour le déroulement des manifs.
En effet, des fourgons de la police et des cordons impénétrables des force anti-émeutes sont dressés aux accès des places et boulevards interdits aux manifestants, tels le tunnel des facultés, la place de la Grande Poste, la rue Larbi-Ben-M’hidi, la rue Asselah- Hocine, le boulevard Zighout-Youcef, ou encore la rue docteur Saâdane. S’ajoute à cela une armada de policiers présents partout en uniforme et en civil, qui sont visiblement prêts à se ruer sur les marcheurs potentiels en cas d’affrontement. Le renforcement des mesures sécuritaires vise en fait à sécuriser les institutions de l’Etat qui sont de plus en plus la cible de marcheurs, ce qui engendre le plus souvent des échauffourées entre ces deniers et les agents des forces publiques.
Par ailleurs, les arrestations sont l’autre moyen d’intimidation employé contre les manifestants en ces journée de jeûne très chaudes. Mardi passé, à titre d’exemple, plus d’une vingtaine d’étudiants se sont fait embarquer dans les fourgons de la police vers divers commissariats « Cavaignac d’Alger centre, Birtouta, Semmar…). Ils n’ont été libérés qu’en fin de journée.
Toutes ces perturbations ont pour but de paralyser et d’essouffler le mouvement mené par communauté universitaire, la locomotive de la révolte populaire du 22 février.
Fort heureusement, les étudiants, en compagnie de leurs enseignants, parviennent à résister et maintenir pacifiquement la même pression. Leur principal objectif étant d’imposer une véritable transition démocratique et déjouer toute tentative de régénérer le système en place.
Aziza Mehdid

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