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13e vendredi : La mobilisation s’amplifie

17 mai 2019 | 16:00
Lilia Aït Akli

Rien ne semble arrêter le mouvement populaire. Ni la chaleur, ni le ramadan n’ont affecté la détermination de la population qui grandit d’un vendredi à l’autre. La construction d’une Algérie nouvelle prime sur tout. Le vendredi 13 du mouvement populaire est aussi grandiose que les précédents, surtout marqué par le rejet catégorique de l’élection présidentielle du 4 juillet. 

Réclamant toujours le changement du système, ils étaient encore des milliers à braver les rudes circonstances, pour perpétuer désormais la rituelle marche du vendredi à Alger et dans d’autres wilayas du pays.
En effet, après le test réussi de la mobilisation le vendredi passé, premier en ce mois de Ramadan, ils étaient encore plus nombreux hier. Hommes, femmes et enfants, ont réitérer leur détermination. La gent féminine a créé la surprise. Malgré les tâches ménagères, notamment en ce mois, elles étaient fortement présentes. « Le Ramadan ne me dérange guère. Je m’organise. Je prépare le repas le matin pour être disponible l’après-midi et prendre part à la marche », nous dit Djouher, la cinquantaine. « C’est de l’Algérie qu’il s’agit ! », a-t-elle dit avant d’ajouter : « Je sors marcher pour l’avenir des générations futures. Eux ils ont assuré l’avenir de leurs petits-enfants, qu’ils nous laissent maintenant tranquilles ! », lance cette mère de famille indignée. Chahla partage le même avis. « Quoiqu’il n’est pas évident de marcher sous ce soleil de plomb, je le fais par devoir de citoyenneté », a-t-elle indiqué.
Les slogans hostiles au pouvoir et ses figures n’ont pas manqué, d’autant qu’aucune avancée n’a été enregistrée sur le plan politique. Le maintien de l’élection présidentielle pour le 4 juillet est rejeté par le mouvement populaire. « Makach El intikhabat ya laâissabat » (Il n’y aura pas d’élection, bande mafieuse), ont scandé les manifestants qui rejettent la tenue de cette élection tout en réclamant un Etat civil. C’est donc une réelle transition démocratique qui est réclamée par le peuple. « Le pouvoir au peuple », « Une assemblée constituante souveraine » ou encore « Non à la tyrannie, oui à une constituante », peut-on lire sur des banderoles accrochées sur la devanture du point de vente de l’Office de publication universitaire (OPU), Place Audin.
Des débats entre manifestants sont improvisés ici et là. « On débat sur la situation actuelle, sur les possibilités et les modalités de sortie de crise », nous dit un de ces participants qui dit que malgré la divergence d’avis, le but reste le même, celui de réaliser un changement radical et construire un Etat de droit.
Par ailleurs, malgré que le pouvoir campe sur ses positions, le mouvement populaire ne semble pas céder. La mobilisation va encore durer dans le temps jusqu’à aboutissement des revendications. Car selon eux, c’est une question de temps, le pouvoir reviendra au peuple, malgré que le chemin soit semé d’embûches. Car outre les restrictions d’accès à la capitale, la répression était pratiquée, hier, à l’encontre des manifestants voulant uniquement atteindre le parvis de la Grande Poste. Un comportement qui en a indigné plus d’un, d’autant que le caractère pacifique des manifestations n’a jamais quitté les marches depuis le 22 février. 
Lilia Aït Akli

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