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12 fictions pour un Wihr d’or

27 juillet 2016 | 19:16
R. C

La compétition des longs métrages s’est clôturée dans la soirée de ce mardi 26 juillet, dans le cadre de la neuvième édition du Festival international d’Oran du film arabe, par la projection d’œuvres inhérentes à la lutte contre le colonialisme, des enfants de la rue et du terrorisme.

Dans son film Dhil ou al kindil (L’ombre et la lanterne, 2015, 82 minutes), la réalisatrice et productrice algérienne Rym Laredj évoque la lutte de libération nationale dans les années 1950, soit l’histoire de l’engagement des étudiants algériens, leur grève générale, la date du mai 1956 qui n’est ni le début ni la fin de ce combat mais une étape importante dans le processus de ce militantisme, sinon un tournant important lorsque des étudiants et des lycéens ont abandonné leur banc d’école pour rejoindre l’Armée de libération nationale (ALN).

Pour la réalisatrice de cette fiction historique, dont le scénario est signé Rabah Drif, « c’est un film plutôt didactique dans le sens où il s’adresse principalement aux étudiants, aux lycéens et même aux collégiens ».

Elle explique aussi que « je pars du principe que la guerre de libération appartient aussi aux jeunes. Nous avons le droit d’avoir notre propre regard et nous ne sommes pas obligés d’être critiques ».

Le film marocain Massafat mil bi hidaii (Les apparences sont souvent trompeuses, 2015, 110 minutes) de Said Khellaf traite des conditions de vie des enfants de la rue exposés aux fléaux sociaux dont la délinquance et la toxicomanie et la dureté de la société envers cette catégorie.

Cela est mis en évidence par le personnage Said, un garçon qui a toujours connu les souffrances, subi des agressions y compris sexuelles et fait face aux brimades.

Il décide de se venger à sa manière de sorte à prouver son existence. Lors du débat succédant à la projection, le réalisateur Said Khellaf a affirmé que cette œuvre est un cri et un appel au secours pour prendre en charge cette catégorie.

Le film émirati Fania wa tabadoud (Ephémère et appelée à disparaître, 2016, 90 minutes) du réalisateur Najdat Ismail Anzour reproduit les atrocités subies par la sinistre organisation terroriste Daech aux habitants d’une localité syrienne (rapts d’adolescentes, violence, ...) avant l’arrivée de l’armée syrienne pour contrôler cette bourgade.

Quant au film syrien, du film Fi intidhar el kharif (En attendant l’automne, 2015, 113 minutes) de Abdelilah Eljouahary, il représente un « un miroir cinématographique » des événements en Syrie, selon l’acteur syrien Aymen Zidane qui estime que « le cinéma syrien résiste en dépit de la situation qu’elle traverse et demeure fidèle aux questions de fond de la société avec un traitement libre ».

Cette œuvre aborde l’histoire d’une femme liée d’amour avec un officier supérieur de l’armée tout en traitant de l’effet de la rumeur colportée par les réseaux sociaux à l’ère de la crise syrienne. De son côté, rapporte l’Agence presse service d’Algérie, El Bir (Le puits, 2015, 90 minutes) de l’Algérien Lotfi Bouchouchi sera bien apprécié par le public.

Des spectateurs sont allés même dire qu’une telle œuvre réussie dans tous les domaines déblaie le terrain à un cinéma national d’une nouvelle vision, qui répond aux aspirations de la société algérienne, contribue au raffermissement de l’unité nationale, anime le patriotisme chez les générations montantes et conserve la mémoire contre l’oubli. La compétition des longs métrages a vu la projection de douze films à la salle de cinéma Maghreb d’Oran.

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