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11e conseil d’association Algérie-UE:De nouvelles négociations s’ouvrent demain à Bruxelles

12 mai 2018 | 22:12


La Commission européenne et le service européen pour l’action extérieure ont publié le 3 mai dernier un rapport d’étape sur l’état d’avancement des relations entre l’Union européenne et l’Algérie, en vue du 11e Conseil d’association qui aura lieu demain 14 mai à Bruxelles.


Après un mois de tension due aux propos du représentant de l’UE à Alger O’Rourke qui ont fortement déplu à Alger et la venue du DG du commerce à la Commission européenne, Ignacio Garcia Bercero, le calme ne semble pas revenir et les deux parties vont devoir discuter de choses pertinentes. Aucune information sur les entretiens entre le DG du commerce de la commission et le ministre du commerce Djellab n’a filtré dans la presse. On ignore jusqu’à aujourd’hui ce qui a été discuté entre les deux parties. Mais la partie européenne ne cesse d’évoquer, notamment, les discussions entre l’Algérie et l’UE au sujet du respect de l’accord d’association liant les deux parties et l’absence d’avancées dans les discussions concernant le volet énergétique ». Et c’est précisément ce point qui préoccupe au plus haut point l’UE qui veut entretenir une tension permanente pour contraindre l’Algérie à lâcher du lest au sujet de la politique de restriction des importations pour mettre fin au saignement du budget à travers l’instauration des licences d’importation. Les Européens ne veulent plus du format de contrat de longue durée, principalement pour le gaz. Dans le cadre de leur dialogue politique de haut niveau sur l’énergie initié en 2015, l’UE et l’Algérie ont souhaité renforcer la sécurité de l’approvisionnement énergétique, promouvoir les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, et encourager les investissements. Ce dialogue s’est poursuivi au premier semestre 2017 par une série de réunions d’experts sur le gaz et les énergies renouvelables et par la réunion annuelle de dialogue énergétique entre le ministre algérien de l’Energie et le Commissaire européen à l’action pour le climat et l’énergie.


Selon l’UE, « l’Algérie n’a pas donné suite aux activités prévues au deuxième semestre 2017, et notamment le forum d’affaires Algérie-UE sur les énergies renouvelables ». L’UE a sollicité à plusieurs reprises le partenaire algérien et reste en attente de la proposition algérienne pour un nouveau calendrier de mise en œuvre des initiatives déjà discutées et agréées. Le secteur de l’énergie demeure stratégique pour l’Algérie. Le pays est le plus grand producteur de gaz naturel en Afrique et le 3e fournisseur de gaz naturel de l’UE après la Russie et la Norvège (11,1% des importations européennes de gaz naturel provenaient de l’Algérie en 2015), alors que l’UE est le marché le plus important pour le gaz algérien. La Commission européenne reproche à l’Algérie d’avoir, « unilatéralement », mis en œuvre des mesures protectionnistes sans concertation préalable, alors qu’elle aurait pu demander l’application de l’article 40 de l’accord d’association. Cet article stipule que « si un ou plusieurs États


membres de la Communauté ou l’Algérie rencontrent ou risquent de rencontrer de graves difficultés en matière de balance des paiements, la Communauté ou l’Algérie, selon le cas, peut, conformément aux conditions fixées dans le cadre de l’Accord général sur les tarifs douaniers et commerce et aux articles VIII et XIV des statuts du Fonds monétaire international, adopter, pour une durée limitée, des mesures restrictives sur des transactions courantes qui ne peuvent excéder la portée strictement indispensable pour remédier à la situation de la balance des paiements ».


 


Pour sa part, l’Algérie via son ministre du Commerce a indiqué que cette situation est transitoire : « Nous avons bien expliqué à nos partenaires de l’Union européenne (UE), avec lesquels nous avons une relation stratégique, que nous traversons une période très difficile sur le plan financier et particulièrement au niveau de la balance commerciale et de celle des paiements, et qu’il s’agit aussi d’une période transitoire », a indiqué Djellab, cité par l’APS. « Il a été expliqué à l’UE qu’il s’agissait d’une période difficile et que nous sommes, donc, obligés de regarder de très près nos importations », a-t-il ajouté. A partir de 2018, les licences d’importation ne concernent plus que les voitures.

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