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10 millions de quintaux de fruits et légumes vont être consommés

16 mai 2018 | 21:23
consommation Lynda Louifi

Près de 10 millions de quintaux de fruits et légumes et près de 8 millions de tonnes de viandes vont être consommés durant le mois sacré du ramadhan. C’est ce qu’a indiqué hier Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA).

Se référant aux études d’experts agricoles et de représentants de marchés de gros, M. Boulenouar a fait savoir que quelque 10 millions de quintaux de fruits et légumes et environ 8 millions de tonnes de viandes seront commercialisés durant le mois de ramadhan. S’exprimant hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio algérienne, le président de l’ANCA a été rassurant quant à la disponibilité des fruits et légumes. De plus, le ramadhan coïncide cette année avec la récolte des fruits et légumes de saison. Il ne sera, en outre, observé aucune pénurie durant ce mois sacré et bien au-delà, a-t-il estimé.

Donc, si actuellement les prix connaissent une hausse « temporaire », résultat du comportement des citoyens qui prennent les marchés d’assaut pour s’approvisionner en produits de base, d’ici la mi-mai, « il y aura une chute des prix ». Se fiant aux « opérateurs eux-mêmes », il croit utile d’assurer que la quantité des produits alimentaires stockée « est largement suffisante » pour parer à des ruptures d’approvisionnement inopportunes après un jeûne prolongé. M. Boulenouar a souligné que les dispositions prises par le ministère de l’Agriculture et celui du Commerce ainsi que par les autorités locales et les associations professionnelles tendent à assurer l’approvisionnement du marché, la « stabilité des prix » et à contrer « toute manœuvre spéculative ». Evoquant la question du marché informel, qui est un fléau social et économique, le représentant des commerçants et artisans accuse celui-ci d’entretenir une concurrence déloyale, de bloquer les investissements et de faciliter l’écoulement de produits contrefaits ou périmés.

Concernant les raisons encourageant la persistance des tenants de l’informel et celle du phénomène de spéculation, M. Boulenouar impute celui-ci à l’absence de marchés de gros et de proximité. Ces derniers sont au nombre de 1 700 alors qu’il en faudrait entre 2 500 à 3 000, « particulièrement les marchés de proximité ». Un autre problème se pose également, celui du « déséquilibre du mode de consommation », qu’il explique par une instabilité de la demande. La fièvre acheteuse constatée chez beaucoup de citoyens fait que la demande augmente, encourageant certains commerçants à profiter de la situation en révisant leurs prix à la hausse. D’où l’ampleur du gaspillage alimentaire. Un appel est d’ailleurs lancé pour contenir ce phénomène qui revient chaque année, et ce en dépit des campagnes de sensibilisation, de la cherté de la vie et de l’érosion du pouvoir d’achat.

Les chiffres de l’Office national des statistiques le montrent d’ailleurs. Les Algériens gaspillent en moyenne près de 500 millions de centimes en denrées alimentaires chaque année durant le mois de ramadhan. Il s’agirait de près de 200 000 quintaux de fruits et légumes, de 5 à 10 millions de produits alimentaires, de 12 millions de litres de lait et de près de 12 millions de baguettes de pain. Des produits pour lesquels l’Etat dépense des milliards de dinars en subventions mais qui finissent finalement dans les poubelles.

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